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Qu’est-ce que la pollution psychologique ?



Ce sont toutes ces stimulations quotidiennes (publicité, mais pas seulement), qui attirent notre attention sans que nous le désirons, et qui, au fil du temps, utilisent de manière quasi permanente nos ressources cognitives (en clair : les fonctions intelligentes de notre cerveau) et finissent par nous stresser et nous fatiguer.

Un petit peu de stimulation nous fait du bien, mais depuis quelque temps, les stimulations psychologiques sont telles qu’elles nous fatiguent et nous empêchent de nous concentrer sur les projets qui nous tiennent à cœur. Les industriels et le monde ‘moderne’ sont très génératrices de pollution sociale.

À la télévision ou au cinéma, le nombre de plans à la minute s'est notablement accéléré depuis une 10 aine d’années : montrer de plus en plus de choses aussi vite que possible, de plus des bandes annonces montrent ce qu’il va se passer. Les plans ne sont plus chronologiques. Les bruitages et effets visuels ont augmenté. Sans le vouloir, nous sommes stimulés de plus en plus. Ce n’est pas forcément un problème en soit ; mais cela nous empêche de nous concentrer sur les sujets que nous désirons. Les médias prennent de plus en plus de pouvoir sur notre cerveau à notre insu.

Si vous souhaitez reprendre le contrôle total de vos facultés, adoptez les bonnes pratiques en apprenant à vous déconnecter.

Notre corps est fait pour réagir à des agressions, par l’attaque ou la fuite. Or, dans ce type d’agression, dite de violence psychique, on ne peut pas réagir de cette manière. De plus, les agressions sont minimes (d’un point de vue de l’intensité), mais quasi permanentes. Notre cerveau ne fonctionne que par différentiel ; donc ; on reste malheureusement impuissants ; continuant à subir la pollution psychologique ; les soucis insidieux de la vie quotidienne moderne.

Idéalement notre corps nous ferait prendre conscience de ces agressions quand elles se produisent, et activerait notre cerveau cortical réfléchi afin de trouver une solution. Le corps met environ 500 ans pour s’adapter à un changement d’environnement. Patience donc…

Tableau de la nuisance psychologique

Radio 15%
Publicité à la TV 20%
Publicité sur le téléphone 10%
Sms pub
25%
Emails inutiles 15%
Gens non intéressants / qui donnent des conseils / qui font des reproches entre 10 et 30% (selon la durée de conversation)
Pression des industriels (‘commandez avant ce soir pour avoir ce prix canon’) 25%
Magouilles des achats sur internet (surplus de coût par rapport à ce qui était prévu) 25%
Choix multiple dans les supermarchés (‘quelle huile d’olive je prends ? extraite, pressée, fruitée ?) 20%
Violence dans les jeux vidéo entre 20% et 50% (selon la durée de jeu)
Violence à la TV entre 10% et 40% (selon la durée de visionnage)
Pression administrative (déclaration des impôts, inscription des enfants, etc..) 30%
Factures 25%
Appels sur le téléphone portable entre 10% et 60% (selon le nb d’appels /jour)
Sms trop fréquents des amis entre 10% et 30% (selon le nb de sms)
Sms trop fréquents du conjoint entre 10% et 40% (selon le nb de sms)
Pression du chef entre 10% et 100% (selon l’intensité de la pression)

Vous subissez également énormément de pollution psychologique si vous subissez du harcèlement moral, même à faible dose.

À partir du moment où vous comprenez le mécanisme psychologique de ce harcèlement moral, vous pourrez plus facilement vous en sortir.

Que faire pour limiter la pollution psychologique ?

La cibler pour mieux la combattre.

Tout d’abord, le plus important est de prendre conscience de ce qui vous pollue psychologiquement.

Pouvez cela, vous allez observer lors d’une journée type, toutes les sollicitations non désirées dont vous faites l’objet. Une fois notées ces sollicitations, vous pourrez trouver les solutions.

Exemples : ne regarder vos emails que 3 fois par jour. Ou encore : débrancher la radio. Ou encore : vous abonner à un service d’enregistrement TV pour éviter de voir des publicités. Ou bien : éviter tel ou tel ami qui finalement vous embête plus qu’il ne vous apporte quelque chose.

Une fois les ‘solutions’ trouvées, il vous reste une dernière étape ; fondamentale :

Tester ces solutions.

Pendant une semaine, vous vous efforcez de mettre en place vos solutions, et vous observez quel impact cela a sur votre bien être.

C’est fondamental car il nous est toujours très difficile de changer nos habitudes. Nous sommes ‘câblés’ pour reproduire ce que nous avons l’habitude de vivre. Un changement d’habitude est très difficile et ne doit pas être sous-estimé. Même si intellectuellement vous avez trouvé des solutions, vous devez vous forcer à les expérimenter durant une semaine, et ressentir les bienfaits, pour avoir envie de continuer dans cette voie.

Nous avons plus ou moins conscience de la pollution psychologique qui nous entoure, mais nous sous estimons l’impact qu’elle a sur notre bien-être ; tout simplement ; car elle est venue progressivement et que nous nous y sommes habitués.

Le regret n° 5 des personnes en fin de vie, est : ‘J’aurais dû m’accorder le droit au bonheur’

Sur le moment, le confort des habitudes peut donner le sentiment d’être heureux. Mais, avec le recul, ce sentiment apparaît en fait comme une illusion. D’où l’importance de sortir des sentiers battus et de se demander, chaque jour, ce qu’on a vraiment envie de faire.

« C’est un regret étrangement récurrent. Beaucoup ne se sont pas rendus compte durant leur vie que la joie est un choix. Ils sont restés rivés à leur comportement habituel et leurs habitudes. Ce que l’on appelle « le confort » a éteint leurs émotions et leur santé. La peur du changement leur a fait prétendre qu’ils étaient heureux ainsi, alors que, au fond, ils rêveraient de pouvoir encore rire ou faire des bêtises dans leurs vies. »

Exemple :

La gagnante de Koh Lanta, Maud, qui a vécu pendant 1 mois coupée du monde moderne :

"Au retour, je me suis octroyé le lundi et j'ai repris mon travail de commerciale dans l'imagerie médicale le mardi. Là, tout va trop vite, c'est un tourbillon. Le bruit est impressionnant, le bruit de tout, le son de la radio…".

Maud, 50 ans, précise d'ailleurs qu'elle se sent plus à l'aise dans Koh-Lanta que dans la vie quotidienne.

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